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Auteur Arnaud Lallouet

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L'INSTITUT

Format : 13x26' Genre : Drame



Projet déposé à la SACD: N° 212227




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Le parcours d’une adolescente qui tombe sous le charme de son directeur d’école, sans soupçonner la dérive sectaire de cet établissement privé hors-contrat. 

Pitch

Claire Kosinsky est une adolescente de 16 ans vit mal son échec scolaire. Sa mère accaparée par son travail de photographe, décide de l’aider et l’inscrit dans un nouvel établissement scolaire spécialisé : L’INSTITUT. Le directeur-fondateur de l’établissement, le charismatique Jay Carrera, y est à la fois professeur de philosophie et dramaturge au sein du théâtre de l’école. Claire est particulièrement intriguée par Carrera et  par un groupe d’élèves, tous vêtus de la même façon, la troupe de théâtre. Solitaire, elle va se laisser séduire par cette curieuse troupe.

  Mais qui sont-ils ? Et qui est vraiment M.Carrera ? Qu’est ce qui se joue dans les coulisses de l’INSTITUT ?

 

 

 

LES PERSONNAGES

CLAIRE KOSINSKY:

  16 ans. Brune, cheveux longs, joli minois, pas trop coquette ( dans un premier temps, elle se transforme joliment au contact du démiurge CARRERA). Adolescente timide, introvertie, mal dans sa peau. Manque de confiance en soi. Elle vit mal le divorce de ses parents et son échec scolaire. Supporte mal les absences professionelles de sa mère (LAURA). Désire s'affirmer, prouver quelque chose, moins par égomanie que par manque affectif.

 

Forces: Curieuse, Désireuse du "cultiver son jardin", Persévérante aussi bien auprès de CARRERA dans un premier temps puis dans la démarche de sortir et dénoncer son emprise.

 

Faiblesses: Timide, elle manque de confiance en elle. Elle a peur des autres, de la trahison. C’est l’adolescente qui se cherche. Tantôt immature et excessive (notamment conflictuelles avec sa mère LAURA)

 

On peut également s’en servir pour alimenter une forme d’ambigüité. Pourquoi se rapproche-t-elle du théâtre ? Pour Carrera ?  Elle est intriguée puis, inconsciemment, attirée par lui. Primo, le manque affectif  et l’aspect œdipien sont volontairement assumés. Secundo, pour les adolescents, le distinguo entre attirance physique et sentiment amoureux n’est pas aussi net. Elle idéalise Carrera et en est probablement amoureuse comme la plupart de ses camarades.

 

N’oublions pas que L'INSTITUT parle d’un  parcours initiatique, celui de CLAIRE.

 

 

JAY CARRERA :

 

40 ans. Grand, belle "gueule", mâchoire carrée, corps visiblement entretenu par le sport. Look de "latin lover distingué" : un mélange entre Jack Nicholson dans "Chinatown » et Jacques Séguéla (version 80's): brun, cheveux courts, soignés et plaqués.

 

Forces: Fondateur et directeur "pédagogique" de l'INSTITUT. Professeur de philosophie brillant. Créateur de ses propres pièces de théâtre.

Personnage charismatique, séduisant, manipulateur, mégalomane, narcissique,  obsessionnel. Fascinant pour ses élèves mais également craint. Comme il aime le dire: "Je fais du vertical, pendant que d'autres font de l'horizontal."

 

Faiblesses: la  première: le jeu. Pour lui, tout n'est que jeu et challenge. Il cultive une  image qui est  une sorte de mélange entre Bernard Tapie, Jacques Séguéla et les nouveaux philosophes.

Ses motivations ou "obsessions": le gout du pouvoir, l'argent (le luxe) et le sexe avec des jeunes majeures ou même mineures dont CLAIRE.

 

Attention : Il ne faut pas imaginer Jay Carrera comme un gourou hystérique, aux pertes de contrôle coutumières. Ce n’est pas Gilbert Bourdin (« messie cosmo planétaire » du Manda rom, notamment caricaturé par les Inconnus en 1990) ou Raël (éviter les doctrines ésotériques et fumeuses). Il perdrait toute crédibilité aux yeux des spectateurs. En apparence, il doit passer pour un véritable passionné, un leader charismatique adulé comme une rock star mais séduisant par sa pertinence. Néanmoins, psychologiquement, il est toujours « border line » mais il « gère ». Carrera est plus proche du colonel Kurtz d’Apocalypse Now, du Klaus Kinsky d’Aguirre, la colère de Dieu ou du Michael Corleone du Parrain. C’est une menace sourde, un calme inquiétant, une intelligence machiavélique qui dérape et frappe pour affirmer un contrôle autoritaire comme Kurtz, comme Aguirre, comme Corleone.

 

Voyons également Carrera comme un « colonel Kurtz » de l’enseignement. Enseignant lui-même, il représenterait un « original atypique » pour l’Education nationale, mais cela apporte de l’eau à son moulin et  il adopte  cette posture pour s’y complaire. Comme Kurtz, il n’obéit qu’à ses « méthodes », même si Willard avoue « ne voir aucune méthode» dans son repaire. Une réponse que Claire pourrait  formuler à l’issue de sa découverte.

 

LAURA KOSINSKY :

42 ans. Mère de Claire. Taille moyenne, cheveux courts, brune. Divorcée depuis 3 ans. Photographe professionnelle. Femme dynamique et indépendante. Très prise et passionnée par son métier. Malgré l'amour sincère qu'elle voue à sa fille, elle est souvent de passage. Elle élève Claire seule, choix inévitable devant un ex-mari inexistant et peu soucieux de sa propre fille. Malgré sa situation, elle se soucie de sa fille. C'est elle qui trouve L'INSTITUT et inscrit sa fille. Elle veut se racheter lorsqu'elle soupçonne les véritables intentions de CARRERA et son équipe.

 

Mademoiselle VERNEY:

35 ans. Co-fondatrice et directrice administrative de l'Institut. Grande, jolie femme, élégante, stylée.  Fine psychologue et diplomate. Rassurante pour les parents, respectée par les élèves. C'est l'image "respectable " de l'école. Une légitimité de pure façade... Elle connait bien CARRERA .VERNEY est sa première complice en tant que " femme de paille".

 

George KRÜGER:

33 ans. Cheveux mi-longs, châtains. Athlétique.  Mâchoire carrée, sourire carnassier à la Nicholson. Professeur de mathématiques à l'Institut. Ami et ancien élève de Jay Carrera. Participant clé au théâtre de l'INSTITUT. C'est le « premier lieutenant »de Carreraauprès des élèves.  KRUGER est le rabatteur (à tous les niveaux : financier ou sexuel), séducteur  et prosélyte mandaté par CARRERA. Comme son "maître", c'est un personnage central de L'INSTITUT: charismatique, orateur talentueux craint pour ses réparties, vrai pédagogue,  joueur, narcissique, prosélyte et dévoué. Suivre Carreraest sa raison de vivre. Ce dernier lui offre une vie "absolue" et " idéale". Les deux hommes donnent l'impression tenace d'avoir signé un pacte de sang. Néanmoins, Georges KRUGER nourrit  secrètement  un désir : prendre la place de CARRERA. Cela conduira à une confrontation par adeptes interposés : le clan "CARRERA" et le clan "KRUGER".

Christophe PECAS:

33 ans. Filiforme, Cheveux courts, châtains, barbe bien coupée. Professeur de français et d'histoire-géographie à l'Institut. Ami de lycée de Krüger et ancien élève de Carrera. Caractère plus effacé et moins dévoué que Krüger. Plus distant par rapport à Carrera.  Plus observateur mais également autoritaire et cinglant auprès des élèves. Néanmoins, c'est un allié fiable pour Carrera et son "cercle". Pour prendre une métaphore militaire, il aurait un grade « d’adjudant ». Moins important que Krüger.

 PECAS  finira par lâcher son gourou, totalement exaspéré par ses frasques, lors sa fuite après la fermeture de L'INSTITUT.

 

YANNICK :                                                                                                                                  

20 ans. Blond, cheveux très courts, 1m80, de bonne constitution. Ancien élève de L'INSTTITUT. Fonceur, un peu tête brulée et mû par un vrai sentiment de vengeance à l’égard de son ancien directeur. Blessé dans sa dignité, entre lui et Carrera, c’est une affaire personnelle.

Malheureusement, Yannick pêche par son impulsivité. Il prémédite mais agit mal. Il fonctionne sur l’instinct et non la raison.

Malgré ses méthodes particulières ( provocation, surveillance…),il joue un rôle d’informateur et de protecteur envers Claire. Il a une véritable empathie pour elle. Une sorte de grand frère. Inconsciemment, il pense que le meilleur moyen de combattre Carrera, est de le priver de ce qu’il convoite le plus.

 

 

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